Un peu de vocabulaire mathématiques en usage au XVIIIe siècle

Au cours de mes récentes recherches dans le catalogue des archives de la Bibliothèque de Genève, je suis tombé sur un manuscrit de Jean Jallabert intitulé « Lettre sur les triangles oxygones et amblygones ». Je dois bien avouer que je n’avais jamais encore rencontré ces deux termes : après quelques recherches, j’en trouve la définition dans le troisième volume du Dictionnaire de Trévoux (1763). Ça me donne l’idée de lancer un petit quizz sur Twitter, en trois questions, pour évaluer la connaissance de trois mots issus du vocabulaire mathématique en usage au XVIIIe siècle : « oxygone », donc, puis « parallélopleuron » et « nombre pronique ». la suite ci-dessous :

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Sur les traces de Gabriel Cramer

Laissez-moi vous dire quelques mots de la vie et l’œuvre de Gabriel Cramer en l’illustrant de quelques documents pour la plupart inédits.

Gabriel Cramer est né à Genève le 31 juillet 1704, au sein d’une famille protestante originaire du duché de Schleswig-Holstein, installée à Genève depuis 1634. Cette famille compte bon nombre de médecins et de juristes : son grand-père Gabriel, son père Jean-Isaac et son frère cadet Jean-Antoine sont des médecins réputés sur la place de Genève; son frère aîné Jean est un juriste reconnu, qui a occupé plusieurs fois la charge de syndic à Genève. Il ne faut pas confondre ce Gabriel Cramer, futur savant et professeur de mathématiques et de philosophie à l’Académie de Genève, avec son cousin homonyme (1723 – 1792), connu pour avoir été vingt ans durant l’imprimeur de Voltaire.

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Gabriel Cramer et les points singuliers des courbes algébriques

J’ai publié un article dans le huitième numéro de la revue en ligne de l’UVSQ Circé – Histoires, Cultures et Sociétés (avril 2016), qui propose un beau dossier « histoire des sciences ». Cet article s’intitule
Entre algèbre et géométrie : la question des points de serpentement et de rebroussement dans la correspondance de Gabriel Cramer avec Euler et D’Alembert, et vous pouvez le lire ici.

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(Hist)Maths février 2016

Voici ma sélection mensuelle de contenus mathématiques, trouvés sur le web tout au long de ce mois de février 2016. Au menu : les nombres ordinaux chez Eljj, les nombres de Fermat chez Blogdemaths, un nouveau numéro d’Accromaths, l’hommage de Cédric Villani à Marcel Audin, de nombreux articles en provenance d’Images des mathématiques, la dernière conférence du cycle Un texte un mathématicien, etc. Bonne lecture !

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Photo : Tom Beddard

Sociabilité mondaine de Gabriel Cramer à Paris 1747-48 (2)

Dès son arrivée à Paris en avril 1747, Gabriel Cramer est introduit par Buffon dans la compagnie de la comtesse du Rumain, et par Clairaut dans celle de mademoiselle Ferrand, avec qui nous avons fait connaissance dans la première partie de ce billet. Le genevois fréquentait également la maison de Marie-Thérèse Rodet, plus connue sous le nom de  madame Geoffrin, qui sera un de ses plus fort soutiens dans sa quête d’une place d’associé étranger de l’ Académie royale des sciences.

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Sociabilité mondaine de Gabriel Cramer à Paris 1747-48 (1)

Le second séjour parisien de Gabriel Cramer entre avril 1747 et avril 1748, comme précepteur du jeune prince héréditaire Frédéric de Saxe-Gotha, est une occasion unique pour le genevois de renouer avec ses amis parisiens Buffon, Clairaut ou Dortous de Mairan (qu’il a connus pour l’essentiel lors de son premier séjour en 1729), de se faire de nouvelles relations (il y fait la rencontre de D’Alembert, par exemple), et d’acquérir de nouvelles connaissances.

Un des aspects les plus intéressants de ce séjour (et peut-être des plus inattendus, pour lui) est sa fréquentation de la bonne société (savante, littéraire, aristocratique ou diplomatique) qui se presse dans les dîners et soupers donnés en ville. Il est ainsi régulièrement assidu dans trois maisons, tenues par des femmes remarquables : Mademoiselle Ferrand, Madame du Rumain et Madame Geoffrin avec qui je vous propose, dans ce billet (et le suivant), de faire plus ample connaissance.

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